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Blog du capitaine : septembre

Salut tout le monde, et bienvenue sur mon tout dernier article du mois tandis que nous poursuivons l'aventure en direction de la Ryder Cup 2018. J'ai du mal à croire qu'il y a un an, je prenais l'avion pour Hazeltine et qu'aujourd'hui, nous sommes à un an du Golf National. C'est absolument fascinant de voir comme le temps passe vite, et je suis certain que les 12 prochains mois iront tout aussi vite.

Et c'est parti...
Le mois dernier, je mentionnais l'attente du début de la course aux points et les premiers tournois ont généré des performances extraordinaires. J'ai même ricané lorsque j'ai vu les vainqueurs des trois dernières épreuves du Tour : un joueur de la Ryder Cup 2016 (Matthew Fitzpatrick), un Français (Romain Wattel) et un Danois (Lucas Bjerregaard) ! Je n'aurais pas pu demander mieux ! Je suis bien conscient que ce n'est que le début de la procédure, mais à la fin de la saison, à Dubaï en novembre, nous aurons une bonne indication des tendances générales. Nous allons donc profiter d'un spectacle passionnant au cours des prochains mois.


Enthousiasme et anticipation...
Je me suis rendu en France la semaine dernière pour passer la journée avec plusieurs jeunes membres de l'équipe Elite Squad de la Fédération française de golf. C'était une visite fantastique et il est toujours agréable d'avoir l'opportunité de discuter avec des jeunes talents français et de voir à quel point ils se réjouissent d'accueillir la Ryder Cup dans leur pays. Leur enthousiasme et leur anticipation indiquent également bien ce qui nous attend en septembre prochain. J'ai également pu passer par le parcours du Golf National. Le travail s'y poursuit sur et autour du parcours, c'est excellent. Le drive est en cours de construction et tout le reste avance bien aussi. C'est là qu'on dispute l'Open de France à la fin juin, j'ai donc pu me faire une meilleure idée la semaine dernière de l'état du parcours en septembre pour la Ryder Cup.

Bravo GB&I…..
Le week-end dernier, j'ai envoyé un message de félicitations sur Twitter à Albert MacKenzie et l'équipe GB&I, mais je tiens à réitérer que j'ai vraiment apprécié leur victoire au dernier match de la PGA Cup contre les États-Unis à Foxhills la semaine dernière. L'équipe était principalement composée d'anciens golfeurs de l'European Tour, des joueurs avec qui j'ai grandi et passé beaucoup de temps sur le Tour au fil des ans, cela n'a fait que rendre leur belle performance encore plus savoureuse. Ils ont très bien joué, particulièrement lors des simples du dimanche, pour s'imposer 16-10. J'ai pu passer du temps avec Albert lorsqu'il est venu au BMW PGA Championship en mai et je sais à quel point il prend son poste de capitaine au sérieux. J'étais donc content de les voir, lui et son équipe, être récompensés.


Frustration des blessures...
J'avais espéré être rétabli pour le British Masters à Close House cette semaine, mais ce ne sera malheureusement pas le cas. Cela fait un moment maintenant que j'ai des problèmes au cou qui ont refait surface lors de ma préparation pour le Pro-Am, ça signifie que j'ai dû déclarer forfait pour l'épreuve et pour le tournoi, ce qui m'a vraiment déçu. Cette blessure survient à la suite d'une blessure au pied qui m'a forcé à déclarer forfait lors de la première manche en Suisse il y a trois semaines d'ici, lorsque je jouais avec deux de nos talents prometteurs (Jordan Smith et Renato Paratore), ce qui était particulièrement frustrant. J'ai toujours dit que l'une des choses les plus importantes pour moi, c'est de jouer avec les golfeurs qui souhaitent se qualifier au sein de l'équipe. Je ne dis pas qu'on ne dispose pas d'un bon point de vue depuis l'extérieur, mais je pense que rien n'égale la participation avec eux sur le parcours. Je vais donc essayer de me rétablir et de planifier mon programme minutieusement pour les 12 prochains mois afin d'y arriver. En termes de jeu, j'espère pouvoir me rétablir d'ici la semaine prochaine pour l'Alfred Dunhill Links Championship à St Andrews.

Gestion du temps…..
Bien que je n'aie pas pu participer, la semaine du British Masters a été utile car j'ai eu l'opportunité d'organiser toute une série de réunions relatives aux nombreux aspects de la Ryder Cup. J'ai déjà parlé de cette facette du rôle de capitaine et c'est un aspect dont j'étais conscient lorsque j'ai accepté ce rôle, cette semaine démontre encore bien l'importance de la bonne gestion de mon temps. Toutes les réunions auxquelles j'ai participé se sont bien déroulées et je pense que nous sommes en bonne voie quant aux nombreux détails à organiser. Il est également intéressant de constater que les réunions se concrétisent. Au cours des premiers mois de la procédure, ces rencontres étaient principalement conceptuelles, mais les choses commencent à prendre forme et à donner des résultats concrets. C'est passionnant.


Tous ensemble.....
Bien que selon le calendrier, cette semaine marque un an jusqu'à la Ryder Cup 2018, l'événement de deux jours se tiendra à Paris et Versailles les 16 et 17 octobre. Je me réjouis vraiment et j'ai hâte de voir toutes les personnes impliquées dans l'organisation de la Ryder Cup pour les deux camps. En fin de compte, lors de la semaine de compétition, nous représenterons l'Europe, eux, les États-Unis, nous disputerons le tournoi, eux aussi, et nous nous affronterons. Mais nous œuvrons tous ensemble pour organiser l'un des plus grands événements sportifs au monde, et la fête « Plus qu'un an ! » représente bien ce fait. Même si Jim et moi-même serons on ne peut plus compétitifs durant le tournoi, nous avons tous deux beaucoup de respect l'un pour l'autre, nous essayons donc d'organiser l'événement au mieux possible.

Un héritage important…..
J'ai indiqué ci-dessus que je me suis rendu en France la semaine dernière et je tiens à développer ce point. En rencontrant des gens qui ont dévoué ces dix dernières années de leur vie à la Ryder Cup, j'ai ressenti une certaine humilité en observant leur fierté et ce que l'événement de septembre signifie pour eux. À bien des égards, la Ryder Cup est comparable à la fête d'anniversaire d'un enfant, chaque fête doit être meilleure que la précédente. Le peuple français souhaite faire de cette édition de la Ryder Cup la meilleure édition jamais organisée, et je suis comblé de collaborer avec des gens aussi déterminés. Je ne suis toutefois que le capitaine et, dans l'ensemble, mon rôle se limite à la gestion des 12 joueurs, mais la Ryder Cup représente bien plus que ça. Elle représente un héritage pour le golf français, un héritage pour le golf en général et pour le sport à travers le monde. Je suis une personne naturellement curieuse. J'aime observer ce que les gens font et comment ils en arrivent là et, en matière de Ryder Cup, c'est encore plus intéressant car toutes les personnes impliquées, directement ou indirectement, influenceront ce que nous tentons d'atteindre. Quelle pensée profonde.


À la prochaine……..