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USA 2016

5 raisons qui font de la Ryder Cup la meilleure manifestation sportive qui soit

Rien n'est comparable à la Ryder Cup.

Rien.

Frissons. Chair de poule. Poils qui se dressent... Et je ne parle que des fans.

L'ambiance lors de ces rencontres affrontant 12 des meilleurs golfeurs américains à 12 des meilleurs Européens est captivante. Lorsqu'on a la chance d'être sur place, on peut ressentir l'énergie qui y règne.

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Connaissez-vous une personne qui trouve le golf ennuyant ? Invitez-la à regarder la Ryder Cup pendant cinq minutes. La tension. Les acclamations de la foule. Les swings pleins d'émotions. Les renversements de résultats.

C'est incroyable.

Il y a d'innombrables raisons qui font de la Ryder Cup le meilleur événement sportif qui soit. Voici les cinq raisons principales.

5. Le premier coup

Raison : C'est un spectacle. Une chose à voir. On y chante. On y crie. Des milliers de spectateurs sont assemblés sur 20-30 rangs et sont amassés dans les gradins. Il ne s'agit pas du type de premier coup silencieux auquel les golfeurs sont habitués aux tournois ordinaires. C'est intense. Les joueurs admettent que le premier coup à la Ryder Cup n'est comparable à aucun autre tir en golf. Lors de sa sélection par le capitaine cette semaine pour l'édition 2016 à Hazeltine, le vétéran américain à la Ryder Cup Matt Kuchar a partagé une histoire de premier coup vieille de plusieurs années :

« J'avais entendu des histoires de certaines personnes, lorsqu'on commençait en coups alternés et prévoyait de faire jouer les trous pairs et impairs, et le golfeur qui devait tirer le premier coup a dit "trop nerveux, trop nerveux, je ne peux pas le faire", et ils ont modifié le format. »

Voilà ce que la pression d'un premier coup à la Ryder Cup peut faire aux meilleurs golfeurs au monde.

4. Les fans

Raison : Il règne un chahut de goût. Contrairement aux autres événements de golf, ils soutiennent leur favoris, et ils le font savoir. Si la Ryder Cup était un film et que les golfeurs étaient les personnages principaux, les fans assureraient le rôle secondaire. Sans les fans, la Ryder Cup ne serait pas la Ryder Cup. Ils se présentent par dizaines de milliers. Êtes-vous parfois la personne qui est trop cool que pour porter un déguisement à une fête costumée puis qui a l'impression d'être au mauvais endroit quand elle est la seule qui ne porte pas de déguisement ? C'est ça la Ryder Cup. Regardez les spectateurs et, en fonction de leur accoutrement, vous n'aurez aucun doute quant à leur camp. Connaissez-vous un autre tournoi de golf où les fans chantent à l'unisson ? C'est vrai, l'Open de Phoenix a bien son 16è trou en 3 coups. Mais à la Ryder Cup, chaque trou est comme ça.

3. La passion des golfeurs

Raison : Comme le golf est un sport principalement individuel, certaines personnes estiment qu'il manque de personnalité et de caractère. Ce n'est pas le cas de la Ryder Cup. Tous les deux ans, les golfeurs jouent en équipe pendant une semaine. Ils jouent pour une équipe, pour leur pays. Ils vivent chaque coup avec passion, ils sont émotionnels et influencés par l'énergie de la foule. Le meilleur dans tout ça, c'est que lorsqu'un joueur termine son match, il n'a pas fini son travail... il s'enveloppe dans un drapeau et va encourager ses coéquipiers lors de leurs rencontres. La Ryder Cup est un événement qui fait souvent pleurer les vainqueurs, et les vaincus. Ça ne s'imite pas.

2. Le niveau de jeu

Raison : Le niveau est inégalé. Mais c'est la beauté du jeu en match play, n'est-ce pas ? Il s'agit d'un format qui force les golfeurs à être agressifs et à constamment jouer à fond. Il n'y a pas de jeu défensif à la Ryder Cup. On met tous ses jetons sur la table et on prend des risques. Et lorsque ces risques paient, on devient un héros national. Demandez à Justin Leonard. La photo ci-dessus montre Leonard après avoir inscrit un putt exceptionnel de 45 pieds pour birdie au 17è trou au club de golf de Brookline, dans le Massachusetts, durant l'édition de 1999, ce qui lui assurait au moins un partage contre Jose Maria Olazabal et garantissait un miracle aux Américains pour un retour victorieux à la dernière journée. La Ryder Cup promet toujours des folies.

1. Le fair-play

Raison : Gagne, bébé. C'est l'objectif principal des deux camps avant la Ryder Cup. Toutefois, lors des événements, le fair-play du jeu est toujours respecté. Est-ce qu'on y joue pour gagner ? Bien sûr. Mais à la fin de la journée, la fondation de comportement en gentleman du golf reste ce qui compte. Il suffit de revenir sur la Ryder Cup de 1969, où un terme courant du format match-play, « concession », est devenu le surnom de ces rencontres, « La Concession ».

Après des comportements antisportifs durant les rencontres (les golfeurs d'un camp n'aidaient pas les autres golfeurs à retrouver leurs balles perdues, se tenaient trop près de leurs adversaires lors des putts), l'ambiance était néfaste et risquait d'endommager la réputation de la Ryder Cup.

C'est à ce moment que Jack Nicklaus, 29 ans et à sa première participation à la Ryder Cup pour les États-Unis, a sauvé la situation. Après un par au dernier trou au Royal Birkdale, l'adversaire de Nicklaus, Tony Jacklin, se préparait pour un putt de 2 pieds pour par qui pouvait mettre fin à la Ryder Cup par un partage (que les Américains conserveraient) ou par une défaite pour l'Europe.

« J'étais terrifié, a déclaré Nicklaus au sujet de son putt. Je ne jouais pas pour moi, mais pour mon pays tout entier. »

Si c'est ce que Nicklaus ressentait, imaginez alors le poids qui pesait sur les épaules de Jacklin. Un Anglais, participant à la Ryder Cup à domicile, et le résultat final dépendait de son dernier putt. Et s'il le manquait ?

En vrai gentleman, Nicklaus a choqué tout le monde en ne permettant pas à Jacklin de jouer son coup.

Au grand désespoir de certains de ses coéquipiers, et particulièrement du capitaine américain Sam Snead, Nicklaus a saisi la pièce de Jacklin et a tendu la main pour une poignée de mains, donnant ainsi lieu au premier de deux partages dans l'histoire de la Ryder Cup (les États-Unis ont conservé la coupe après avoir gagné en 1967).

« C'était un héros national, a déclaré Nicklaus à propos de Jacklin. Je me disais que les États-Unis conserveraient la coupe de toute manière. J'estimais que ça allait à l'encontre de l'esprit du jeu de lui faire risquer de manquer un putt de 2 pieds devant ses fans. »

Ce sont des moments comme celui-là qui font de la Ryder Cup le meilleur événement sportif qui soit.