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Catégorie : les 5 Ryder Cup les plus légendaires

S'il y a bien un élément toujours présent à la Ryder Cup, ce sont les coups de théâtre.

C'est certain, certaines rencontres sont plus spectaculaires que d'autres (victoires écrasantes, etc.), mais avec l'anticipation du premier coup, le premier jour et le déroulement des matchs, il y a toujours des moments captivants à admirer.

En gardant ce fait à l'esprit et avec la Ryder Cup 2016 à Hazeltine qui débutera la semaine prochaine à Chaska, Minnesota, nous nous demandons : quelles étaient les cinq Ryder Cups les plus spectaculaires de l'histoire du tournoi ?

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Nous pensons les avoir identifiées...

5. 1995 à Oak Hill.

Résumé : Si l'on recherche la Ryder Cup qui a véritablement entamé la domination de l'Europe, c'est celle-ci. Avec cette victoire 14 1/2-13 1/2 contre les Américains à Rochester, à New York, l'équipe européenne possédait un palmarès de 7-2 au cours des neuf dernières éditions de la Ryder Cup. L'Europe était menée 9-7 à l'entame de la dernière journée, mais est remontée lors des matchs en simple et le rookie Philip Walton a assuré la seconde victoire européenne sur le sol américain de l'histoire du tournoi grâce à sa victoire en 1 coup contre Jay Haas. Les États-Unis n'ont remporté que quatre des 12 matchs en simple. Elles ont été décrochées par Phil Mickelson (lors de sa première participation sur 11, record américain) et par les futurs capitaines Tom Lehman, Davis Love III et Corey Pavin.

4. La « War by the Shore » à l'Ocean Course de Kiawah Island en 1991

Résumé : Une bataille controversée avec un brin de fair-play (voir : querelle entre Paul Azinger et Seve Ballesteros). À égalité 8 à 8 à l'entame de la dernière journée, les Américains ont pris l'avance avec une victoire 14 1/2 à 13 1/2 après que l'Allemand Bernhard Langer a manqué un putt de 6 pieds pour par au dernier trou lors de son match en simple contre Hale Irwin, qui aurait permis de finir le tournoi à égalité et d'ainsi conserver la coupe en Europe. Malgré la défaite, Ballesteros était 1er en termes de points remportés à la Ryder Cup grâce à son score impressionnant de 4-0-1. Steve Pate, qualifié au sein de l'équipe américaine, a également fait parler de lui. Pate et certains de ses coéquipiers ont eu un léger accident de la route à la veille de la Ryder Cup. Pate s'est froissé quelques côtes et a dû être traité à l'hôpital. Après l'avoir mis sur la touche pour les trois premiers matchs, le capitaine américain Dave Stockton a fait jouer Pate le samedi après-midi en quatre balles avec Corey Pavin contre Bernhard Langer et Colin Montgomerie. Les Européens ont remporté le match 2 et 1. Le lendemain, Stockton a décidé d'asseoir Pate pour son match en simple contre David Gilford, chaque golfeur a donc remporté un demi-point. Cette décision n'a pas été appréciée des Européens, qui se demandaient : si Pate était blessé, pourquoi a-t-il participé au match en quatre balles samedi ? Il est difficile de trouver une Ryder Cup à l'atmosphère plus tendue que celle-ci... bien que nous en ayons peut-être une ci-dessous.

3. 1969 au Royal Birkdale -- « La Concession »

Résumé : C'était le premier partage de l'histoire de la Ryder Cup, que les Américains ont conservé grâce à leur victoire en 1967 au Champions Golf Club de Houston, au Texas. Qu'il y a-t-il donc de si spectaculaire au sujet d'un partage ? Il s'agissait d'un excellent exemple de fair-play par Jack Nicklaus, alors à sa première participation à la Ryder Cup. Lors de son match en simple contre l'icône anglaise, Tony Jacklin, les golfeurs étaient à égalité à l'approche du 18è green. Nicklaus a inscrit un putt difficile de 5 pieds au 18è trou. Avec l'issue de la rencontre entre ses mains, Jacklin se préparait à tirer son putt difficile de 2 pieds pour par afin de conserver l'égalité contre Nicklaus. Avant que Jacklin ne puisse déposer sa balle sur le green, Nicklaus, au grand dam de son capitaine Sam Snead et de ses coéquipiers, s'est penché pour ramasser le marqueur de Jacklin et ainsi lui accorder le putt et conclure le tournoi par un partage.

« C'était un héros national, a déclaré Nicklaus à propos de Jacklin. Je me disais que les États-Unis conserveraient la coupe de toute manière. J'estimais que ça allait à l'encontre de l'esprit du jeu de lui faire risquer de manquer un putt de 2 pieds devant ses fans. »

2. 1999 The Country Club -- « La bataille de Brookline. »

Résumé : Après deux jours de jeu dans l'arrondissement de Boston, les Européens bénéficiaient d'une considérable avance de 10 à 6 à l'approche de la dernière journée. Depuis le début du tournoi, ces matchs étaient tachés par le comportement embarrassant et anti-sportif des fans à l'encontre de nombreux golfeurs européens, notamment Colin Montgomerie. Toutefois, les Européens avaient tout de même une avance largement considérée comme insurmontable. Heureusement pour les fans de l'équipe américaine, son capitaine Ben Crenshaw ne fait pas partie de la majorité. Les Américains furent écrasés lors de la première journée, 6 à 2, mais ont obtenu l'égalité lors des deux sessions du samedi. Cela a poussé Crenshaw, avec un retard de 4 points, à agiter son doigt devant les médias samedi soir et à prononcer les célèbres mots : « Je vous laisse avec une dernière chose. Je crois vraiment au destin. Je le sens bien. »

L'équipe américaine vaincue avait besoin d'une personne qui avait encore la foi avant les simples du dimanche. Qui de mieux que son capitaine ?

Ce qui s'est produit lors de la dernière journée n'avait jamais été vu auparavant dans l'histoire de la Ryder Cup. À la tête de son équipe pour les matchs en simple, Crenshaw a vu son équipe accomplir l'impensable, remontant d'un déficit de quatre points, finissant par une bombe de 45 pieds pour birdie au 17è trou par Justin Leonard pour décrocher la victoire la moins probable, 14 1/2-13 1/2.

1. 2012 à Medinah -- « Le miracle de Medinah »

Résumé : Il est dur à croire qu'il existe une Ryder Cup qui dépasse ce qui s'est produit à Brookline. Mais c'est exactement ce qui s'est passé dans la banlieue de Chicago (même si la plupart des fans américains ne sont pas d'accord). Contrairement à 1999, c'est l'autre camp qui détenait l'avantage à Medinah, et l'équipe américaine du capitaine Davis Love III avait une avance de 4 points, 10 à 6, avant les simples de dimanche.

Si on se fiait à l'histoire, cette avance n'était pas impossible à surmonter, fait souligné par le capitaine européen Jose Maria Olazabal, mais ce serait une tâche de taille, il n'en faisait aucun doute.

Certains membres de l'équipe américaine considéraient peut-être la dernière journée comme simple formalité avant de recevoir la Ryder Cup pour la seconde fois en trois éditions. C'est tout l'inverse qui s'est produit.

Les Européens étaient en forme ce jour-là et ne rataient aucun tir. Ils ont tout donné et les Américains n'ont pu que regarder le spectacle sans en croire leurs yeux. Ian Poulter, Rory McIlroy, Justin Rose et Martin Kaymer, qui a inscrit le putt décisif, étaient les grandes stars pour l'Europe, renversant ainsi la situation face à une équipe américaine stupéfiée.

Pourquoi le résultat de 2012 était-il donc plus spectaculaire que celui de 1999 ? C'est très simple. Bien que l'édition de 1999 soit impressionnante, les États-Unis ont remporté la victoire à domicile face à un public favorable. En 2012, l'Europe a accompli un retour impensable en déplacement. Les Européens bénéficiaient bien entendu du soutien de quelques fans qui avaient fait le déplacement, mais ils étaient en infériorité numérique face au supporters américains.

L'Europe a non seulement remporté une Ryder Cup qu'elle aurait dû perdre en fonction des résultats avant la dernière journée, mais aussi en raison du lieu où elle se disputait.

Difficile de faire plus spectaculaire que ça.