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Pieters manifeste sa joie pendant les matchs en quatre balles de samedi
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Europe 2016

Cinq faits appris samedi à la Ryder Cup

Thomas Pieters sait de quoi il parle

Après avoir fait ses preuves lors de l'European Tour, Thomas Pieters démontre aujourd'hui son talent sur la scène mondiale : le golfeur belge a en effet brillé samedi sur le Hazeltine National Golf Club. Le jeune joueur (24 ans) a perdu son match en foursome vendredi avec Lee Westwood, avant de remporter celui de l'après-midi au côté de Rory McIlroy. Cette paire s'est imposée avec brio, à tel point que la capitaine Darren Clarke a décidé de renouveler cette association pour samedi.

Une décision récompensée par un golf exceptionnel pour disposer de Rickie Fowler et Phil Mickelson 4 et 2 dans le foursome du matin, avant que Brooks Koepka et Dustin Johnson ne subissent la loi de la paire magique de l'équipe européenne dans celui de l'après-midi, en s'inclinant 3 et 1.

Si McIlroy a fait preuve du talent qu'on lui connaît, c'est parfois Pieters qui a fait la différence face aux Américains dans la quatrième session. La paire européenne a golfé 11 sous le par en combiné sur 17 trous, permettant à Pieters de devenir le premier rookie européen à remporter trois points avant les parties en simple depuis Sergio Garcia en 1999.

Cela place également Pieters à un demi-point du record historique pour un rookie européen à la Ryder Cup.

Intrépide, confiant et bourré de talent, Pieters réussit pleinement son baptême du feu en Ryder Cup jusqu'ici.

Patrick Reed, alias Captain America

L'Américain de 26 ans est arrivé à Hazeltine avec la réputation d'être un bon joueur compétitif, grâce à ses belles prestations au Gleneagles lors de la dernière Ryder Cup. Après deux journées de l'édition 2016, le Texan a confirmé qu'il faudrait compter sur lui dans les compétitions à venir, en alliant qualité et passion pour devenir une source d'inspiration pour ses coéquipiers.

Reed a perdu un seul de ses quatre matchs jusqu'ici dans le Minnesota, et son parcours dans le foursome de samedi après-midi lui promet une place dans l'histoire de la Ryder Cup si les Américains parviennent à reprendre le trophée Samuel Ryder aux Européens. Reed a couronné sa belle journée en rentrant directement un coup de 140 yards au 9ème trou. Malgré un Jordan Spieth en méforme, la paire américaine s'est imposée face à Justin Rose et Henrik Stenson, un succès dû en grande partie aux six birdies de Reed sur les 11 derniers trous.

Davis Love III lui a renouvelé sa confiance face à la paire star de l'équipe européenne : Reed a désormais affronté Stenson dans quatre de ses cinq derniers matchs, avec trois victoires à la clé.

Reed et Spieth ont au passage égalé le record des regrettés Arnold Palmer et Gardner Dickinson, seule paire américaine jusque-là à avoir remporté cinq matchs ensemble. Et vu leur jeune âge, il serait très surprenant qu'ils n'établissent pas un nouveau record.

Nous avons donc toutes les raisons de penser que Patrick Reed fera souffrir les équipes européennes dans les prochaines éditions de la Ryder Cup...

L'équipe Europe doit retrouver l'esprit du miracle de Medinah

Au cours des matchs en quatre balles de samedi, l'Europe a semblé en mesure à un moment de bloquer le compteur américain à un point, avant les matchs en simple de dimanche. Pourtant, l'équipe hôte est revenue pour arracher des points décisifs en fin de parties. Grâce à ces retournements de situation, l'équipe européenne aborde la 3ème journée avec trois points de retard : si elle est loin d'être idéale, cette situation reste plus favorable que celle qu'elle a connu à la Ryder Cup 2012.

Lors de cette édition à Medinah, l'équipe Europe avait été menée jusqu'à 10-4 samedi soir, avant de débuter la journée des matchs en simple de dimanche sur le score de 10-6, donc très logiquement dans le rôle d'outsider. Ce qui suivit fut l'un des retournements de situation les plus spectaculaires de l'Histoire : l'équipe de José María Olazábal s'inspira de l'esprit du légendaire Seve Ballesteros, décédé l'année précédente, pour revenir au score et s'imposer d'un point.

La sélection européenne a désormais besoin de retrouver cet esprit et cette inspiration pour espérer réaliser le même exploit. Il ne faut jamais condamner l'équipe Europe, elle peut toujours trouver les ressources pour revenir.

Les rugissements de Rory

Malgré son palmarès bien étoffé pour une carrière relativement courte, Rory n'est pas connu pour être particulièrement démonstratif sur le parcours.

Du moins, c'était le cas jusqu'à cette semaine. Depuis qu'il a débuté vendredi matin, le Nord-irlandais démontre combien la Ryder Cup compte pour lui, multipliant les cris, célébrations du poing et accolades avec ses coéquipiers Andy Sullivan et Thomas Pieters.

L'hostilité du public américain, parfois partisan, semble alimenter la motivation de McIlroy, qui a parfaitement endossé le rôle d'aîné de l'équipe Europe : à ce jour, il a remporté trois points en quatre matchs à la Ryder Cup 2016, tous disputés au côté de Pieters.

Il est bon d'entendre Rory rugir, et à en juger par ses performances ce week-end, cela semble même améliorer son jeu.

Les rookies répondent présent

Avant le début du tournoi, de nombreuses questions se posaient sur la capacité de Clarke à préparer les six débutants de son équipe pour ce grand défi que représente une Ryder Cup à l'extérieur. Le capitaine a choisi d'accorder toute sa confiance à ses rookies, qui l'en ont récompensé en réalisant pour certains des parties pleines sur la plus grandes des scènes.

Les performances exceptionnelles de Pieters ne doivent pas éclipser celles des autres débutants, qui ont fait belle impression devant un public acquis à la cause américaine, à l'image en particulier de Rafa Cabrera Bello et Chris Wood. Rafa n'a encore perdu aucun match en Ryder Cup, alors qu'il a déjà disputé deux parties avec son compatiote Sergio Garcia pour coéquipier. Cette paire a même réussi l'un des plus beaux retournements de situation dans cette Ryder Cup : menée de quatre coup en début de sa partie en foursome de samedi après-midi contre Reed et Spieth, l'équipe européenne est parvenue à égaliser au 18è trou.

Wood a également vécu des débuts en fanfare : sa victoire avec Justin Rose sur la paire américaine Zach Johnson/Jimmy Walker est l'un des temps forts de sa jeune carrière. L'Europe comptera évidemment beaucoup sur ses rookies talentueux pour les matchs en simple.