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USA 2016

5 moments illustrant la grandeur de la Ryder Cup

Les moments. C'est ce qui est important à la Ryder Cup.

Existe-t-il d'autres événements du golf qui inspirent des citations comme celles-ci ?

« Avez-vous déjà tenté de tirer une balle sans oxygène dans votre système ? » -- Billy Casper au sujet de la première balle à la Ryder Cup

« Je ne me suis jamais senti aussi bien qu'aujourd'hui. Et je ne me sentirai plus jamais aussi bien. » -- Sam Torrance après avoir remporté la Ryder Cup pour l'Europe en 1985

« Ça n'a rien à voir avec l'argent. C'est plus important que ça. C'est ça de jouer pour l'Oncle Sam, et Sam attend de grandes choses. » -- Tom Kite

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Chacune des cinq sessions lors des trois jours de la Ryder Cup, selon les dires des golfeurs, donnent l'impression de disputer la manche finale d'un grand tournoi.

Le tournoi fait ressortir le meilleur et parfois le pire. En tout cas, il crée des moments inoubliables.

Voici cinq moments qui illustrent la grandeur de la Ryder Cup.

5. « La Concession » en 1969

Raison : C'était le premier partage de l'histoire de la Ryder Cup, que les Américains ont conservée grâce à leur victoire en 1967 au Champions Golf Club de Houston, au Texas. Qu'il y a-t-il donc de si spectaculaire au sujet d'un partage ? Il s'agissait d'un excellent exemple de fair-play par Jack Nicklaus, alors à sa première participation à la Ryder Cup. Lors de son match en simple contre l'icône anglaise, Tony Jacklin, les golfeurs étaient à égalité à l'approche du 18è green. Nicklaus a inscrit un putt difficile de 5 pieds au 18è trou. Avec l'issue de la rencontre entre ses mains, Jacklin se préparait à tirer son putt difficile de 2 pieds pour par afin de conserver l'égalité contre Nicklaus. Avant que Jacklin ne puisse déposer sa balle sur le green, Nicklaus, au grand dam de son capitaine Sam Snead et de ses coéquipiers, s'est penché pour ramasser le marqueur de Jacklin et ainsi lui accorder le putt et conclure le tournoi par un partage.

« C'était un héros national, a déclaré Nicklaus à propos de Jacklin. Je me disais que les États-Unis conserveraient la coupe de toute manière. J'estimais que ça allait à l'encontre de l'esprit du jeu de lui faire risquer de manquer un putt de 2 pieds devant ses fans. »

Si cela n'illustre pas la grandeur de la Ryder cup, ou l'esprit du jeu, je ne sais pas ce qui pourrait y arriver.

4. Le bois 3 de Seve en 1983

Raison : Commençons par le début... Si vous deviez créer votre équipe de rêve pour la Ryder Cup, il y a-t-il le moindre doute que Seve Ballesteros serait votre 1er choix ? Cet homme a été créé pour la Ryder Cup.

Il serait votre 1er choix, non seulement pour sa personnalité extraordinaire, mais aussi pour sa capacité à réussir des coups comme celui qu'il a osé tirer en 1983, que son coéquipier Bernhard Langer décrit comme « le tir le plus spectaculaire que j'aie jamais vu », et Jack Nicklaus comme « le plus beau tir que j'aie jamais vu. »

Donc, qu'est-ce qui s'est passé ?

À égalité en simple contre Fuzzy Zoeller au PGA National, Ballesteros (qui avait perdu une avance de 3 coups avec sept trous restant) a tiré un mauvais drive au 18è trou, par 5, et son deuxième tir a atterri dans le bunker, à 245 yards du trou.

Alors que la plupart des personnes se diraient qu'un tir intermédiaire semble être la bonne solution étant donné la présence d'un plan d'eau en face de lui, cette idée n'a pas traversé l'esprit de l'Espagnol.

Au lieu de cela, Ballesteros a saisi son bois 3, en dépit de la pente raide du bunker, qui aurait intimidé la majorité des meilleurs golfeurs au monde, tout particulièrement dans cette situation-là.

Ballesteros a ensuite tiré l'un des plus grands coups de l'histoire de la Ryder Cup, hors du bunker, par-dessus l'eau et sur le green. Son putt en deux coups pour par a mis fin à la partie, à égalité avec Zoeller, et l'Europe a perdu la Ryder Cup, 14 1/2-13 1/2.

Selon l'avis des légendes du golf Langer et Nicklaus, croyons-les, il s'agissait d'un tir exceptionnel.

3. Les Européens en 2012 à Medinah

Raison : Lors d'une compétition aussi intense que la Ryder Cup, on n'a rien on a n'a pas d'espoir.

En 2012 à Medinah, à proximité de Chicago, les Européens se faisaient battre à plate couture par les Américains. Le panneau d'affichage indiquait 10-6 en faveur de l'équipe à domicile après deux jours de jeu. Il n'existe qu'un seul autre cas dans l'histoire de la Ryder Cup (nous l'aborderons bien vite) où une équipe a surmonté un tel retard à l'entame de la dernière journée.

Bien que la situation ait été sinistre pour les Européens le samedi soir, il y avait deux faits positifs : 1. Bien que la tâche soit énorme, les golfeurs savaient qu'elle avait déjà été accomplie auparavant ; 2. Grâce aux paires de Sergio Garcia et Luke Donald, ainsi que Rory McIlroy et (principalement) Ian Poulter lors du samedi après-midi en quatre balles, l'équipe avait de l'espoir.

Garcia et Donald n'ont jamais été menés durant leur match, remportant ainsi un point crucial.

McIlroy et Poulter avaient un retard de 2 coups contre Jason Dufner et Zach Johnson avec six trous à jouer. C'est à ce moment-là que Poulter a explosé. Avec l'air d'un homme possédé, Poulter semblait réussir tout ce qu'il tentait et il a inscrit un birdie aux cinq derniers trous. C'est dur à croire, mais même avec un retard de quatre points, Poulter a renversé la tendance en faveur des Européens avant même le début de la dernière journée.

Lors des matchs en simple du dimanche, les Européens ont presque tout gagné et ils ont réussi à égaler le plus grand retour de l'histoire de la Ryder Cup.

2. La conférence de presse de Ben Crenshaw en 1999 au Country Club

Raison : Après deux jours de jeu, les Européens détenaient une avance jusque-là insurmontable, 10 à 6, avec un avantage de quatre points sur les Américains à l'entame des simples du dimanche à Brookline, dans le Massachusetts.

Le soir avant une dernière journée que de nombreuses personnes considéraient comme une formalité avant que les Européens ne remportent la Ryder Cup pour la troisième fois d'affilée, le capitaine américain Ben Crenshaw a souhaité s'adresser à un groupe de journalistes très cyniques, lors de la conférence de presse d'après-jeu du samedi.

« Je vous laisse avec une dernière chose, a déclaré Crenshaw en agitant son doigt avec détermination. Je crois vraiment au destin. Je le sens bien. »

La réception générale dans la pièce semblait vouloir dire : « Oui, c'est ça. C'est mignon. »

Personne ne se doutait que 24 heures plus tard, Crenshaw nous aurait tous convaincus.

Lors d'une journée historique à la Ryder Cup, les Américains remonteraient comme aucune autre équipe auparavant ne l'avait fait et ont réussi à vaincre les Européens 14 1/2-13 1/2.

Vous connaissez l'histoire, le retour a été achevé lorsque Justin Leonard a inscrit une bombe de 45 pieds pour birdie au 17è trou pour ainsi garantir la victoire américaine, Crenshaw a embrassé le green et la foule a explosé.

C'était extraordinaire.

1. Darren Clarke au premier tee en 2006

Raison : Six semaines à peine avant le début de la Ryder Cup au K Club en Irlande, la première épouse de Darren Clarke, Heather, a perdu sa bataille contre le cancer. Afin d'échapper à la douleur de sa perte, Clarke comptait sur l'entraînement pour se changer les idées. C'était le dernier souhait d'Heather, selon Clarke, qu'il puisse représenter l'Europe à la Ryder Cup de 2006. Clarke a donc appelé le capitaine européen Ian Woosnam pour lui dire : « Si tu as besoin de moi (en tant que sélection du capitaine), je serai prêt à jouer. » Woosnam a longtemps réfléchi, mais il a fait appel à Clarke.

Pour son premier coup du tournoi après six semaines fortes en émotions, Clarke s'est avancé sur le premier tee avec son partenaire Lee Westwood pour la dernière rencontre de la session en quatre balles de la matinée du Jour 1, contre les Américains Phil Mickelson et Chris DiMarco.

Par ce matin frais d'Irlande, je me tenais juste devant le tee et je peux vous dire qu'il n'y avait pas le moindre œil sec à ce moment-là. À ce jour, le tonnerre d'acclamations de la foule à l'arrivée de Clarke au dernier tee me fait encore siffler les oreilles.

Au lieu de l'habituelle poignée de main, Mickelson et DiMarco ont fait l'accolade à Clarke et lui ont dit qu'ils étaient heureux qu'il soit là. On ne saura jamais comment Clarke a conservé son calme pour tirer un drive de plus de 300 yards vers le fairway. C'était un moment sportif magnifique.

Clarke finira avec un score parfait (3-0-0) lors d'une victoire écrasante de l'Europe 18 1/2-9 1/2.