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USA 2016

Questions/réponses Davis Love III : Retour aux Masters

Grâce à la 21è victoire de sa carrière au PGA Tour en août au Wyndham Championship, le capitaine américain pour la Ryder Cup 2016 Davis Love III se rendra au Masters la semaine prochaine pour la première fois depuis 2011.

Né un jour après la participation de son père au dernier tour du Masters de 1964, le premier tournoi majeur de la saison a toujours été prisé par M. Love, deux fois deuxième à Augusta National.

Dans ce nouveau Questions/Réponses, M. Love discute du Masters, du résultat des golfeurs américains au WGC-Dell Match Play Championship et bien plus.

PGA.com : Cette semaine n'a pas été fructueuse pour les golfeurs américains au WGC-Dell Match Play Championship. Aucun d'entre eux n'a dépassé les quarts de finale. Est-ce que cela vous a déçu ?

Love : Je n'ai pas vraiment suivi les événements. Je n'ai fait attention qu'aux conclusions et il n'y a rien eu d'extraordinaire. Je pense que le simple fait de jouer en match play est une bonne expérience. Il n'existe pas beaucoup de tournois de ce type à ce niveau. La Ryder Cup est encore loin, mais ils ont au moins pu s'essayer au match play. Je ne m'inquiète pas trop des résultats au Match Play. Je pense que les golfeurs américains semblent prometteurs pour les tournois majeurs.

PGA.com : Patrick Reed a été éliminé tôt lui-aussi, mais seulement après une victoire 5 et 4 impressionnante contre Phil Mickelson. Vous avez eu l'opportunité d'apprendre à connaître M. Reed depuis la Presidents Cup. Pourquoi est-ce que son comportement convient bien au match play ?

Love : Je pense que Patrick est tout simplement passionné et vraiment déterminé, il ressemble beaucoup à Ian Poulter. On dirait qu'il adore les matchs en 1 contre 1 ou 2 contre 2 et ils semblent le motiver. C'est ce que j'ai remarqué lors de ses matchs. Il apprécie le match play et le feu de l'action. Cette envie se remarque aussi dans les tournois normaux, lorsqu'il essaie de rattraper un autre golfeur. On a bien besoin de ça.

Patrick me fait aussi penser à Jordan Spieth dans le sens où il a formé une équipe autour de lui. Il a un plan d'action et une équipe disponible pour l'aider à l'exécuter. J'estime que ça fait de lui un « équipier » idéal.

PGA.com : Tony Finau n'a obtenu aucun point pour la Ryder Cup pour sa victoire à Porto Rico dimanche (les points ne sont pas disponibles pour les événements chez l'adversaire), mais il a été impressionnant au cours des 12 derniers mois. En plus de sa première victoire, il s'est également classé dans le top 15 des deux tournois majeurs auxquels il a participé. Est-ce que vous le suivez ?

Love : Il joue très bien. J'ai joué avec lui à Bay Hill et son jeu, son attitude et sa personnalité m'ont vraiment impressionné. Ce serait un excellent golfeur pour l'équipe. Il y aura des joueurs qui participent à des événements d'automne et des événements chez l'adversaire qui ne comptent pas (pour des points) mais qui attirent l'attention du capitaine. Tony est clairement sur notre liste à suivre. J'aimerais beaucoup faire équipe avec lui pour un match, mais qui n'aimerait pas ça ? Il peut vous offrir beaucoup de birdies.

PGA.com : la semaine prochaine, vous participerez au Masters pour la première fois depuis 2011 grâce à votre victoire l'année dernière à Greensboro. Ça fait quoi de revenir ? Vous étiez-vous déjà dit que 2011 pourrait être votre dernière participation au Masters ?

Love : Lors de ma dernière participation, je n'ai jamais pensé que ça pourrait être la dernière. Puis, les années passent et on commence à se dire que « c'était peut-être bien la dernière. » Mais après deux opérations et des nouvelles victoires, ça fait plaisir d'être de retour. Je m'entraîne pour me préparer. Ce sera une semaine agréable. Il y a tant de choses qui font du Masters un événement spécial et cette fois, je prévois de toutes les apprécier.

PGA.com : Vous êtes né un jour après la participation de votre père à la finale du Masters de 1964. Est-ce que cela rend le Masters encore plus spécial pour vous ?

Love: Ça tombe toujours autour de mon anniversaire, donc ça me rappelle des bons souvenirs de mon père. Malheureusement, il n'a pu m'y voir jouer qu'une seule fois, lors de ma première participation en 1988. C'était toutefois une superbe semaine car mon père a pu y partager toute son expérience et mon frère Mark m'accompagnait pour porter mon sac. Quand j'étais enfant, mon père m'y a emmené et nous étions là lors de la victoire de Jack Nicklaus en 1986. Je ne m'étais pas qualifié en 1986, mais c'était génial d'être là et d'être témoin de l'histoire. Ça a toujours été l'un de mes principaux objectifs de jouer là. Pour mon père et moi, c'était toujours un sujet de conversation.

PGA.com : À ce jour, quel est votre meilleur souvenir du Masters ?

Love: Je dirais que c'est d'avoir eu l'opportunité de participer à la victoire de Ben Crenshaw en 1995, la semaine après le décès de son mentor de longue date, Harvey Penick. J'avais joué avec Ben la semaine avant et le décès et la maladie d'Harvey lui pesaient sur les épaules. Puis, le fait de revenir après l'enterrement, le jour avant le début du Masters, et de gagner, c'était incroyable.

J'étais juste derrière lui (M. Love avait terminé deuxième, à un coup de Crenshaw). Je n'ai pas aimé le finish de Ben avec ces birdies aux 16è et 17e, mais j'ai adoré faire partie de l'événement. Ça m'a fait plaisir de partager ça avec Ben. C'est mon meilleur souvenir du Masters, après avoir été là pour assister à la victoire de Jack en 1986.

PGA.com : Est-ce qu'il y a du nouveau pour la Ryder Cup pour le moment ?

Love : Pas des masses. Nous attendons que la neige fonde à Hazeltine et je prévois de fixer des visites avec mes capitaines adjoints. C'est tout.

PGA.com : Enfin, vous devez être content que vos Tar Heels de l'Université de Caroline du Nord aient à nouveau atteint le Final Four.

Love : Je suis très content. Je jouerai à Houston la semaine prochaine et c'est là que le Final Four est organisé. Il est clair que je vais me coller à Jim Nantz dans les prochains jours pour voir si je peux l'accompagner et m'asseoir derrière lui pour le match de samedi soir.