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Ian Poulter se prépare pour la Ryder Cup au poste de vice-capitaine

Ian Poulter sent déjà son pouls battre un peu plus vite et ses pupilles se dilater, deux signes annonciateurs de la Ryder Cup.

Mais cette édition-ci sera différente pour lui.

En effet, à Hazeltine, ses mains seront posées sur le volant d'une voiturette de golf au lieu d'un putter.

Ian Poulter, l'Européen que les Américains adorent détester en Ryder Cup, a connu la saison la plus terrible et la plus douloureuse de sa carrière en raison d'une arthrite articulaire au pied droit qui l'a obligé à interrompre sa saison fin mai, lui a posé des difficultés pour marcher et a réduit ralenti ses capacités d'entraînement.

Il a fallu trois jours à Darren Clarke pour le nommer au poste de vice-capitaine.

« Ce rôle est primordial, » a déclaré Ian Poulter mardi. « En tant que joueur, vous êtes préservé de tout ce qui peut se passer en coulisses parce que vous n'avez pas beaucoup de temps pour penser à autre chose qu'au golf. Ce rôle a considérablement changé. Je vais découvrir quelque chose de complètement différent. »

La dernière fois que Poulter était présent à la Ryder Cup sans ses clubs, c'était en 1993.

Il avait 17 ans et il pliait des chemises au Jack O'Legs Golf Center, en Angleterre, lorsqu'avec deux amis, ils ont amassé suffisamment d'argent que pour se rendre au Belfry. Ils ont trouvé une habitation où ils ont pu installer leur tente dans le jardin pour trois livres par nuit. Il a vu Nick Faldo inscrire son trou en un contre Paul Azinger dans le match qui s'est terminé par un partage. Il se rappelle s'être dit que ce serait vraiment génial de pouvoir faire quelque chose comme ça.

Puis il l'a fait.

Il est surnommé le « Mailman » car il délivre toujours des points, 14 fois en 18 matchs au cours de cinq participations pour l'Europe. Il fait partie des annales de la Ryder Cup depuis ses cinq birdies d'affilée pour remporter une rencontre en quatre balles à Medinah en 2012, provoquant ainsi le retour palpitant de l'Europe.

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L'image de Poulter à la Ryder Cup s'articule autour de ses yeux, qui semblent être sur le point de sortir de leur orbite.

Et aujourd'hui ?

« J'espère que la météo me permettra de porter des lunettes de soleil », plaisante-t-il.

Poulter considère son rôle, avec les quatre autres assistants, en tant qu'aide pour Clarke dès qu'il en aura besoin durant le mois. Discuter de la stratégie d'équipe. Aider à former les paires. Partager son point de vue concernant le parcours. Il estime qu'il sera principalement utile pour travailler avec les six rookies de l'équipe européenne.

Clarke a emmené Poulter à l'EurAsia Cup en janvier, où Poulter a remporté les deux matchs par équipes avec des partenaires novices à ce format, Danny Willet et Bernd Wiesberger. L'Asie ne comptait pas des golfeurs du calibre de ceux que l'Europe affrontera à Hazeltine, mais ce qui a frappé Clarke, c'est la manière dont Poulter a encadré les rookies.

« Alors qu'il assurait sur le parcours avec trois victoires sur trois, j'ai aussi pu constater son influence sur la touche, tout particulièrement auprès des jeunes golfeurs qui découvraient le format par équipes pour la première fois, a déclaré Clarke. Quand il parle, tout le monde écoute. Il en sera de même à Hazeltine. »

Poulter se préparait déjà à ce rôle avant sa blessure au pied.

Il n'était pas en grande forme il y a deux ans à Gleneagles, et on a demandé à Poulter de faire équipe avec le rookie écossais Stephen Gallacher. Ils ont été sévèrement battus par Jordan Spieth et Patrick Reed, et le capitaine européen Paul McGinley a ensuite déclaré qu'il aurait aimé donner plus de temps à Poulter pour son rôle.

On se demande toujours à quel point le capitaine peut influencer le résultat de la Ryder Cup, et les vice-capitaines semblent avoir encore moins d'impact. Ce qui est intéressant à Hazeltine, c'est que les deux équipes auront des assistants qui ne manqueront pas d'attirer l'attention.

L'un d'entre eux sera Poulter, car il a eu tant de succès, et a frustré tant d'Américains, à la Ryder Cup.

L'autre sera Tiger Woods, car il s'agit de Tiger Woods.

« Nous pensons que les gens le regarderont en tant que spectateur, a déclaré le capitaine américain Davis Love III. Nous savons donc que ce sera différent. Ce n'est pas la même chose que Davis Love en tant qu'assistant de Corey Pavin. Je sais passer inaperçu. Les gens me reconnaissent, évidemment. Mais si je passe en voiturette, ça ne créera aucune agitation. Les déplacements de Tiger demanderont un peu plus de préparatifs. »

Peu de personnes regarderont Poulter en tant que spectateur.

Mais s'ils s'y connaissent un brin en Ryder Cup, ils le reconnaîtront. C'est l'Anglais qui dit ce qu'il pense et gagne ses matchs. Poulter estime qu'il a mérité un certain respect pour ses accomplissements en Ryder Cup.

« Les Américains adorent les joueurs qui se battent jusqu'à la fin, et c'est certainement ce que j'ai fait pour l'équipe européenne au fil des ans », a-t-il déclaré.

C'est ce qu'il essaie d'accomplir aujourd'hui. Sans ses clubs, tout simplement. Et sans l'attention.

Ces deux éléments demanderont peut-être un certain ajustement.

Cet article a été rédigé par Doug Ferguson, de The Associated Press, et une licence a été légalement obtenue via le réseau d'éditeurs NewsCred.