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USA 2016

Ryder Cup : Patrick Reed gonflé à bloc, nouveau « Captain America » de l'équipe US

CHASKA, Minnesota (Associated Press) - A force de poings levés et grands cris de victoire, Patrick Reed a communiqué toute son énergie à l'équipe américaine.

Avec chaque coup acéré frappé par Reed, il a presque à lui seul mené les Américains vers un avantage presque confortable à la fin des parties de samedi lors de la Ryder Cup.

Personne n'était plus en phase avec les galeries tapageuses au Hazeltine National Golf Cub que Reed, qui semblait jouer avec un flux constant d'adrénaline.

« Allez savoir pourquoi, je m'en nourris, c'est tout. Et pour des raisons inconnues, la balle ne semble pas aller plus loin que la plupart des autres fois, » a dit Reed. Il faisait équipe avec Jordan Spieth pour battre le puissant duo européen, Justin Rose et Henrik Stenson, 2 et 1 lors des matchs en quatre balles de l'après-midi.

Reed a fait six birdies et un eagle au cours de la partie.

« Il nous a offert un jeu incroyable, il était inspiré, a dit Rose. Il nous a littéralement punis à chaque fois qu'il tenait un club en main. »

Le fait marquant de la victoire a eu lieu dans le premier tiers de la partie, quand Reed a droppé son coup d'approche sur le sixième green juste là où il fallait. La balle a roulé parfaitement, tombant dans le réceptacle pour faire un eagle et le deuxième de quatre trous gagnés par le duo américain à la suite.

Reed a exulté de joie, frappant dans la main de son partenaire et de leur caddys et faisant ressortir ses muscles du bras en criant :« Allez ! Allez ! » à la foule derrière les cordes.

« Je suis dans le bunker et je regarde Jordan et je lui dis : "Qu'est-ce que tu veux que je fasse ici ?", raconte Reed. Il répond "Tu le tires au-dessus des bunkers." Je l'ai frappé à une parfaite distance, je l'ai mis dedans et c'était la folie. »

Le capitaine Davis Love III a dit qu'il pense que Reed, âgé de 26 ans, est « fait » pour la Ryder Cup. C'est sa deuxième participation à l'événement biennal, après avoir enregistré 3-0-1 en 2014 en Écosse.

« Il a cette attirude, » a dit Love, qui a choisi Reed pour entamer le match en simple dimanche, quand il se frottera à l'Européen Rory McIlroy.

Dans les foursomes du matin, le tandem Reed-Spieth a instauré une avance de 4 up avec sept trous restants, avant un retour enragé du duo espagnol formé par Sergio Garcia et Rafa Cabrera Bello qui ont divisé le match en deux. Love a prédit pendant la pause déjeuner que Reed reviendrait « furieux » après le fini frustrant.

Alors que les leaders américains soupesaient leurs propositions de composition pour l'après-midi, y compris un plan du fils de Love, le vice-capitaine Tiger Woods a poussé le chef vers une décision finale gardant Reed et Spieth ensemble pour un quatrième match.

« J'ai fini par dire à Tiger : "On les fait jouer ou pas ?", a rapporté Love après que l'équipe américaine a pris une avance de 9½ à 6½ pour le derniers jour des simples. Il m'a répondu : "Non, tu dois les renvoyer sur le terrain. Ils jouent tellement bien. »

Reed a reconnu avoir été frustré de laisser filer un demi-point le matin, mais il avait tout de même assez la tête sur les épaules pour se rendre compte qu'il avait très bien joué.

« C'est pas comme si on faisait des bogeys pour perdre des trous. Pas comme si on leur offrait des trous, » a dit Reed, huitième mondial.

Reed et Spieth ont disputé leurs deux matchs de vendredi contre Rose et Stenson.

Avec respect pour son partenaire superstar, Reed a dit qu'il trouvait cela plus facile de jouer aggressivement en étant confiant que Spieth pourrait le relever après un mauvais coup. Spieth a surnommé Reed « Captain America » au regard de sa performance.

« Il voulait jouer cinq matchs au début de la semaine, a déclaré Spieth. Tiger lui a dit qu'il en passerait peut-être un et il lui a dit : « Tu ne me fais pas passer un seul match. »

Le Texan d'un mètre quatre-vingt et quatre-vingt-dix kilos liste le football américain universaitaire parmi ses intérêts dans sa biographie sur le guide média du PGA Tour. Même avec son polo de rugby à rayures bleues et rouges que les Américains portaient dimanche, Reed avait souvent un peu l'air d'un super fan dans la foule lors d'un match de football US ou même d'un quarterback revenant sur la ligne de touche après un touchdown.

« Je savais qu'on devait venir aujourd'hui et bombarder, a dit Reed. On a tout tué hier après-midi contre ces gards, et on avait même pas une seule chance. On savait qu'on devait faire des birdies et une fois qu'on a commencé à en faire quelques-uns, les portes étaient ouvertes. »

Cet article a été rédigé par Dave Campbell, de The Associated Press, et une licence a été légalement obtenue via le réseau d'éditeurs NewsCred.

À VOIR : Les faits saillants de Patrick Reed lors du match à quatre balles de samedi après-midi.